Résumé du rapport final

Le jeudi 14 décembre 2017 vers 16 h 07, le train de passagers reliant Villefranche Vernet-les-Bains à Perpignan percute un autocar scolaire sur le passage à niveau n° 25, sis sur la route départementale n° 612 à Millas dans les Pyrénées-Orientales.
Cette violente collision a occasionné le décès de 6 adolescents et des blessures graves aux 18 autres personnes de l’autocar et des blessures légères à quelques passagers du train. Elle a causé des dégâts importants à l’autocar scolaire ainsi qu’au matériel et à l’infrastructure ferroviaires.

À l’issue de ses investigations, le BEA-TT considère que :

  1. il n’y a pas eu de dysfonctionnement de la circulation ferroviaire, ni dans le déclenchement des équipements du PN 25 ;
  2. la cause directe de cet accident est le non-arrêt de l’autocar au passage à niveau malgré les feux rouges clignotants et la barrière qui l’imposaient ;
  3. le scénario le plus probable de cet accident est la non-perception par la conductrice de l’état fermé du passage à niveau malgré la signalisation en place.

Plusieurs facteurs ont pu jouer un rôle dans la survenance de cet accident :

  • la visibilité réduite de la signalisation lumineuse de position, en particulier celle du feu rouge clignotant de droite ;
  • l’arrêt des sonneries du passage à niveau au moment où les demi-barrières étaient abaissées. Avant de terminer sa giration de tourne-à-gauche, la conductrice de l’autocar n’avait donc pas d’information sonore indiquant que les demi-barrières étaient baissées ;
  • l’attention nécessaire portée par la conductrice de l’autocar pour réaliser la giration dans un environnement contraint qui a pu ne pas lui permettre de distinguer les feux rouges clignotants ;
  • la proximité du carrefour routier par rapport au passage à niveau. Du fait de cette distance réduite, la conductrice a terminé sa giration à gauche à moins d’un mètre de la demi-barrière abaissée. La demi-barrière se trouvait ainsi dans l’angle mort à l’avant de l’autocar et n’était donc pas visible par la conductrice ;
  • la non-identification des sujétions précédentes dans le diagnostic de sécurité du PN25.

Au vu de ces éléments le BEA-TT formule des recommandations relatives à :

  • la qualification en tant qu’équipements routiers de la signalisation de position des PN ;
  • l’étude d’adaptation des carrefours de part et d’autre du PN25 à la giration des véhicules lourds ;
  • l’évolution des modalités de réalisation des diagnostics de sécurité ;
  • la faisabilité de l’installation de caméras de surveillance sur les PN et frontales en tête de rame des trains.

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